Vendredi 17 mars
 

Qui est notre prochain ?

    

                   Madame D., veuve depuis peu, a du temps libre, et souhaiterait le consacrer aux pauvres. Une chose la tracasse : elle est d’une classe sociale aisée et ne sait pas comment aborder les personnes démunies.
                   Mais qui sont les pauvres aujourd’hui ? Dans la rue, excepté les sans domicile fixe, on ne les remarque pas. Un nivellement dans les apparences vestimentaires masque les précarités.
                  Aujourd’hui, la pauvreté est prise en charge par des associations : Secours Catholique, Secours Populaire, petits frères des Pauvres, SAMU Social, Restos du Cœur, etc… sont heureusement là, pour apporter leur aide aux défavorisés. Le revers de la médaille, c’est qu’on ne se sent plus guère responsable de l’autre, même si certains paroissiens organisent des repas pour les réfugiés, pour ceux qui souffrent de la solitude, pour les laissés-pour-compte.
                  Mais, à côté de la pauvreté matérielle, il y a aux ‘périphéries’ dont parle si souvent notre pape : la pauvreté de relation, de santé physique ou psychique, d’éducation ; il y a aussi la grande pauvreté religieuse.

                  Madame D. et chacun(e) d’entre nous côtoyons tous les jours des ‘pauvres’. Comment les trouver ? Comment les aborder ? Avec le cœur de Jésus. Qu’aurait-il fait, croisant son voisin dans la cour de l’immeuble, sur un trottoir, ou dans un magasin ? Il l’aurait salué avec un sourire, un vrai sourire qui vient du fond du cœur : celui-là ne trompe pas, il est toujours bien reçu et il ‘ouvre les portes’. Quelques jours plus tard, la conversation s’engage… et il n’est pas rare de découvrir que telle personne, qu’on croyait sans souci, souffre pourtant de petites (ou grandes) misères dans sa vie.

    

       Prière : Seigneur, tu sais qu’il est difficile pour nous de reconnaître les besoins de notre prochain. Par ton Esprit, ouvre nos cœurs aux joies et aux misères de ceux qui nous entourent.