Jeudi 16 mars

 

Sainte Élisabeth de la Trinité

(3/4 - LaTrinité)

           

                  Dès l’âge de 14 ans, Élisabeth désire entrer au Carmel, mais sa maman s’y oppose. Elle n’acceptera son départ qu’à sa majorité (21 ans à cette époque), et encore non sans larmes. Élisabeth languit. À 18 ans, elle s’abandonne au Seigneur et comprend qu’elle peut vivre une vie d’amour « ici et maintenant ».
                  C’est d’abord comme jeune laïque dans le monde, puis comme carmélite, qu’Élisabeth transmet ce que Dieu lui fait comprendre et vivre. Les trois quarts de ses lettres sont adressés à des laïcs. Le cardinal Albert Decourtray (1923-1994) résume les lettres envoyées à sa sœur Guite : « Avec ton mari et tes enfants, dans les travaux ménagers et dans les réunions mondaines, partout tu peux vivre l’essentiel de ce que je vis comme carmélite. Il te suffit de bien réaliser que Dieu t’aime toujours, qu’il habite en toi toujours, si tu veux bien de sa présence. »

Élisabeth est entrée au Carmel de Dijon le 2 août 1901. Elle désirait s’appeler Sœur Élisabeth de Jésus. La Prieure lui propose Élisabeth de la Trinité. Elle obéit, tout simplement. C’est le début d’une grande découverte : « Il me semble que ce nom indique une vocation particulière, n’est-ce pas qu’il est beau ? J’aime tant ce mystère de la Trinité. » (Lettre 62) « Perdons-nous en cette Trinité sainte, en Dieu tout amour. » (L 58)
                   Elle fait connaître l’amour des Trois à toutes ses relations. Cette découverte ira toujours en s’approfondissant. Dans son cœur, le Christ en est le centre, mais elle le voit maintenant en union d’amour avec le Père et l’Esprit                  
                                                                                                    (À suivre)

       

             Prière : « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en Vous »

          (Prière composée en novembre 1904, deux ans avant sa mort)