Lundi 13 mars
 

« Pourquoi eux, pourquoi pas moi ? »

        

Cette question, le pape François se la pose chaque fois qu’il entre dans une prison de droit commun pour une célébration ou pour une visite.
                   Pour chacun d’entre nous, la prison évoque généralement un juste châtiment.
                   Oui, mais « pourquoi eux, pourquoi pas moi ? »

                   Dans ma vie, n’ai-je jamais commis un acte répréhensible ? N’ai-je jamais eu un moment de colère ou de révolte, qui aurait pu se solder par l’irréparable ? N’ai-je jamais franchi un Stop ou un feu rouge dans un moment d’inattention (étourderie qui aurait pu provoquer un accident grave) ? N’ai-je jamais triché avec le code de la route ? avec les impôts ? ou d’autres règles ? Pas vu, pas pris, n’est-ce pas ?
                    Cherchons un petit peu dans notre passé. Bien vite surgira quelque événement, qui aurait pu avoir une issue malheureuse.
                   Alors oui, pourquoi eux, pourquoi pas moi ? Je me reconnais pécheur, je pourrais être ici, parmi ceux qui sont privés de leur liberté.

J’en appelle à la miséricorde du Seigneur. « Je me console avec Pierre – dit le pape François – il avait renié le Seigneur, et il a quand même été choisi. »
                             Texte inspiré du livre : Le nom de Dieu est Miséricorde
                     (Pape François et Andrea Tornielli édit. Robert Laffont – pp 61 à 64)

           

       Prière : Seigneur, pardon pour mes frères et sœurs prisonniers, pardon pour moi. Nous avons tous besoin de ton amour miséricordieux.