Mercredi 12 avril ; semaine sainte
 

Mon Dieu, mon Dieu,  

 

pourquoi ?
 

    

                   Nous connaissons des temps difficiles : des pays se déchirent, se défont… des attentats insensés tuent, mutilent, désespèrent un peu partout dans le monde : Syrie, Afrique, Afghanistan, Turquie, Proche-Orient, France, Belgique, États-Unis, Bangladesh… Mais quand tout cela s’arrêtera-t-il ? Pourquoi permets-tu cela, Seigneur ? Pourquoi n’interviens-tu pas, puisque tu nous aimes ?
                  Ou, pour le dire autrement, pourquoi laisses-tu le mal triompher si cruellement ?

Écoutons donc ce qu’a écrit, en 2005, le pape Benoît XVI, dans son encyclique Dieu est amour :
                  « Souvent il ne nous est pas donné de connaître la raison pour laquelle Dieu retient son bras au lieu d’intervenir. Du reste, il ne nous empêche pas non plus de crier, comme Jésus en croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27,46) Cependant « Notre protestation ne veut pas défier Dieu, ni insinuer qu’en lui il y a erreur, faiblesse ou indifférence. Pour le croyant, il est impossible de penser qu’il est impuissant ou bien qu’il dort. (1 R 18, 27) Ou plutôt, il est vrai que même notre cri, comme sur les lèvres de Jésus en croix, est la manière extrême et la plus profonde d’affirmer notre foi en sa puissance souveraine. En effet, les chrétiens continuent de croire, malgré toutes les incompréhensions et toutes les confusions du monde qui les entoure, en « la bonté (de Dieu) et en son amour pour les hommes. » (Tite 3, 4) Bien que plongés comme tous les autres hommes dans la complexité dramatique des événements de l’histoire, ils restent fermes dans la certitude que Dieu est Père et qu’il nous aime, même si son silence nous demeure incompréhensible. »
 

            

       Prière : « O Père, en tes mains, je remets mon esprit. » (Ps 30, 6)