Mercredi 5 avril
 

Notre Église

  

                   Monique et Marguerite se retrouvent après des années de séparation. L’une et l’autre sont maintenant de respectables grands-mères, ce qui ne les empêche pas d’échanger avec vivacité nouvelles et souvenirs. Elles ont tant de choses à se raconter ! Mais, soudain, Monique s’assombrit : elle vient d’évoquer son dernier petit-fils qui n’est pas baptisé.

« L’Église n’est plus ce qu’elle était quand nous étions plus jeunes, soupire-t-elle, tu vois bien que les gens vont de moins en moins à la messe, que les sacrements sont délaissés, que les prêtres se font de plus en plus rares ; et même les enterrements à l’église, si courants jadis, sont en nette diminution. … tout cela me désole. »

Marguerite proteste : « Les constatations que tu fais, je les fais également.  Mais regarde aussi autre chose : Dieu ne cesse de nous donner des papes remarquables, depuis des décennies ; des jeunes gens venus de partout se retrouvent très nombreux, avec foi et enthousiasme, aux J. M. J. L’œcuménisme fait des progrès impressionnants… ». 

« Oui, c’est vrai, répond Monique, tu me fais penser aussi au rayonnement du concile Vatican II et à la ferveur communicative qu’il a suscitée chez bon nombre d’entre nous ; on peut encore évoquer l’élan éveillé par ces témoins admirables que sont Mère Teresa, l’Abbé Pierre ou Sœur Emmanuelle… ».

Et Marguerite d’observer alors : « À vrai dire notre Église de France a vécu des moments plus difficiles que ceux d’aujourd’hui : pense seulement aux guerres de Religion, à la Révolution. Elle s’en est toujours relevée. Pourquoi donc nous inquiéter ? Puisque Jésus nous a dit qu’il serait toujours avec nous jusqu’à la fin des temps (Cf Mt 28, 20). Une seule chose doit nous préoccuper : être les témoins du Christ, inlassablement et sans faiblir. »

    

         Prière : Que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux (Mt. 5, 16). Ces paroles que tu nous as dites, Seigneur, nous voulons les entendre.