Lundi 3 avril
 

      « Et il n’aura

qu’un diacre… ! »

 

À l’accueil d’une maison de retraite pour le clergé, le téléphone sonne : « Allô !... Bonjour, Madame ! Mon père a beaucoup servi dans sa paroisse. Or, pour son enterrement, après-demain, il n’aura qu’un diacre pour la cérémonie religieuse. Je voudrais un prêtre, même s’il est très vieux ; le diacre fera le travail, mais au moins il y aura la présence d’un prêtre… ».
                  Si pour cet homme, l’ordination du prêtre est reconnue, celle du diacre est loin de l’être, et il n’est pas le seul. Beaucoup de personnes assimilent le diacre à un sous-prêtre, ou encore, à un super-laïc.
                   Et pourtant, comme le prêtre, le diacre a reçu le sacrement de l’ordre ; celui-ci agit de manière différenciée entre le diacre et le prêtre, mais avec une source unique : le don de l’Esprit. Il est manifesté dans la célébration sacramentelle présidée par l’évêque. Si le prêtre est la figure du Christ-Pasteur, coopérateur de l’évêque et célébrant du culte divin, le diacre est la figure du Christ-Serviteur, au service de l’évêque, des prêtres et du peuple de Dieu.
                   Le diacre est aussi une présence du Christ dans le monde. Il peut l’être dans des endroits difficiles d’accès pour les prêtres, le monde professionnel par exemple.
                   En s’adressant aux diacres permanents des États-Unis (19-09-1987), saint Jean-Paul II leur disait : « Vous êtes appelés à être ministres des mystères du Christ et, en même temps, serviteurs de vos frères et sœurs… »
                  Tous les chrétiens doivent être des témoins du Christ et des hérauts de son Évangile, mais le diacre, lui, remplit ce rôle avec l’autorité et la grâce que lui confère l’ordination.

    

       Prière : Seigneur Jésus, toi le diacre par excellence, aie la bonté de nous donner des prêtres pasteurs, des diacres serviteurs, et de faire de nous des laïcs fidèles.