Vendredi 3 mars

 

          Qu'aurions-nous fait ?

         

               Rêvons un peu, le temps d'un songe... Transformons-nous en habitant(e)s de Judée ou de Galilée, au temps où Dieu vint parler aux hommes en la personne de son Fils. Suivons Jésus sur les chemins de Jérusalem ou près du lac de Tibériade. De quel côté nous serions-nous situés ? Du côté des apôtres, restant fidèles et proches, même lorsqu'ils ne comprenaient rien ? Du côté des curieux, des hésitants, tantôt fascinés par Jésus et se rapprochant de lui, tantôt s'écartant, déconcertés, redoutant la réaction des autorités religieuses ? Ou alors du côté de ceux qui, parmi les scribes et les pharisiens, se montraient sûrs d’eux-mêmes ? 
                 Certes ce Jésus faisait de grandes œuvres, guérissant les malades, rendant la vue aux aveugles, faisant entendre les sourds, et même ressuscitant les morts. Mais il ne répondait pas aux critères attendus d'un Messie. Il venait de Nazareth, d'où ne pouvait sortir rien de bon, il n'observait pas le sabbat, il reprochait aux autorités religieuses de ne pas servir Dieu et leurs frères humains, mais d'imposer leur propre volonté. Et il encourageait les Juifs à ne pas craindre ces autorités tellement accrochées à leur pauvre pouvoir.

                 Oui, de quel côté aurions-nous été ? Aurions-nous choisi de faire confiance à Jésus en dépit des menaces, des inquiétudes, des renoncements demandés, de l'horizon qui s'assombrissait ?

                 Et aujourd'hui, que faisons-nous ? Sommes-nous sûrs de ne pas nous engager à moitié, de ne pas vouloir préserver à tout prix notre tranquillité, notre bien-être, notre confort, si relatifs soient-ils ?

  

    Prière : Seigneur, nous t'en prions, donne-nous de te suivre... Tu as les paroles de la vie éternelle.