Jeudi 2 mars

 

     Sainte Élisabeth de la Trinité                                 (1/4 – l’enfance)

             

       « Élisabeth sera un ange ou un démon », tout le monde le dit, y compris sa maman. Mais cette petite fille coléreuse aime déjà Jésus. À 21 mois, elle met sa poupée à genoux et lui apprend des prières pour la guérison de sa grand-mère.
         Élisabeth Catez est née dans un camp militaire, celui d’Avor près de Bourges, le 18 juillet 1880. Les changements de garnison de son père conduisent la famille à Auxonne, en Côte d’Or, puis à Dijon, rue Lamartine près de la gare. Elle a 6 ans et demi, quand son grand-père maternel décède ; il vivait à la maison. Huit mois plus tard, c’est son papa qui, terrassé par une crise cardiaque, meurt dans ses bras. Mme Catez quitte alors la grande maison, pour s’installer rue Prieur de la Côte d’Or, près de l’église Saint-Michel.

                 
           Ces déracinements successifs et la perte d’êtres très chers orientent davantage Élisabeth vers Celui sur lequel elle pourra toujours compter. Avec les conseils affectueux de sa maman, la petite Sabeth a déjà entrepris de dompter sa nature impétueuse. Elle fait des efforts extraordinaires pour rester calme, alors que tout bouillonne en elle. Sa jeune sœur Guite (Marguerite) écrit : « Élisabeth avait un caractère violent et emporté, mais elle est arrivée à une douceur angélique à force de lutte contre elle-même… »
           Sa première confession, à 7 ans, est déterminante. Elle combat alors son défaut dominant avec une énergie qui montre sa volonté de ne plus offenser Jésus. La grâce de Dieu emplit Élisabeth et sa maman l’aide à se préparer à sa première communion.                        (À suivre)

     

  Prière : Sainte Élisabeth, regarde les parents avec amour ; guide-les dans l’éducation de leurs enfants.